LIGUE 1 : DIX QUESTIONS POUR UNE NOUVELLE SAISON

12 août 2016 - 14:55

Avant le coup d'envoi de l'exercice 2016-2017 de la Ligue 1, la rédaction répond aux questions que vous vous posez peut-être.

La Ligue 1 va-t-elle survivre au départ de Zlatan ?

NON. Avec 156 buts inscrits en 180 matches de compétitions officielles, Zlatan Ibrahimovic a compilé des statistiques monstrueuses durant ses quatre saisons passées en France, au Paris Saint-Germain. Le géant suédois s’est imposé comme un «top scorer» qui a semé la terreur sur tous les terrains : 122 matches disputés en championnat lui ont permis d’inscrire 113 buts, pour une moyenne de 0,93 but par match en L1. Ibrahimovic a terminé trois fois meilleur buteur en quatre ans. La saison dernière, il a marqué 50 buts en 51 matches, affolant les compteurs et assurant le spectacle à chaque sortie. Dantesque. Dès lors, si le championnat français va continuer d’exister sans Zlatan, son intérêt va forcément baisser. Outre le tableau d’affichage, le Suédois entretenait un intérêt médiatique sur le terrain mais aussi en dehors. Et l’on regrette déjà sa capacité à créer l’événement en provoquant les medias et le public. La Ligue 1 est orpheline de sa vedette américaine et l’on ne distingue aucun joueur - ancien ou nouveau en L1 - capable de faire le show comme le faisait Zlatan à la moindre occasion. Au point que l’on s’ennuie presque déjà.

Emery fera-t-il mieux que Blanc en championnat ?

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NON. L’obsession des propriétaires qatariens, c’est la Ligue des champions. Un point c’est tout. De nombreux records sont pourtant tombés la saison dernière pour le PSG de Laurent Blanc. Jamais une équipe n'avait autant dominé le championnat : 36 matches sans défaite sur deux saisons. Un record. Tout comme le nombre de points qui a séparé le PSG de son dauphin, Lyon (31). Le club de la capitale a par ailleurs pris 96 points sur les 114 distribués, soit une moyenne de 2,5 points par rencontre ! Des statistiques monstrueuses. Ce qui n’a pas empêché les dirigeants qatariens de se séparer de Blanc, coupable d’avoir encore échoué en quart de finale de la Ligue des champions. Contrairement à l’ancien sélectionneur tricolore, son successeur Unai Emery s’est collé une étiquette de vainqueur sur la scène européenne avec ses trois succès d’affilée en Ligue Europa… Et c’est sur la scène continentale, avant tout, que sera jugé le prochain entraîneur parisien. Les dirigeants ne lui tiendront pas rigueur d’une domination moins écrasante en Ligue 1. D’autant que la concurrence va forcément (un peu) se réveiller.

Falcao redeviendra-t-il un serial buteur ?

OUI. L'attaquant colombien de 30 ans est revenu sur le Rocher cet été après avoir vécu deux saisons catastrophiques outre-Manche avec seulement cinq buts marqués avec Manchester United et Chelsea.  Il avait débarqué à Monaco en star à l’été 2013. Acheté 60 M€ à l’Atlético Madrid par le club monégasque, il est revenu par la toute petite porte, cet été. A 30 ans, le Tigre veut rugir encore. Mais peut-il  de nouveau enfiler les buts comme du temps où il évoluait avec Porto et l’Atlético ? Il faudrait déjà que son corps lui laisse un peu de répit. Sa rupture des ligaments croisés du genou gauche fin janvier 2014 avait constitué le début des gros problèmes pour le goleador. Auteur d’une bonne préparation, le nouveau capitaine a de nouveau marqué et confirmé ses bonnes intentions, mais a été stoppé dans son élan à cause d’une blessure à l’ischio-jambier face à Fernerbahçe, le 3 août. Il manquera le barrage de Ligue des champions contre Villarreal. S’il parvient à enchaîner les matches aux côtés de Valère Germain, ce serait déjà une victoire pour le Tigre qui a encore les moyens d’imposer sa griffe sur la Ligue 1. Si son corps le laisse tranquille, bien entendu…

Jérémy Ménez réveillera-t-il Bordeaux ?

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OUI. Âgé de 29 ans, l’ancien Parisien revient en France pour relancer sa carrière, comme un certain Hatem Ben Arfa à Nice, il y a un an. Comme son ancien coéquipier en équipe de France lors de l'Euro 2012, Jérémy Ménez sort d'une saison quasi blanche. Malgré une première saison convaincante en Italie avec l’AC Milan (16 buts) en 2014-2015, le Français a perdu sa place l’an dernier, entre blessures et mauvaises performances. A Bordeaux, toute l’équipe devrait jouer pour lui. L’international français devrait ainsi prendre place en pointe, où il jouerait le rôle de «buteur». Il sera ainsi mis dans les meilleures dispositions pour être l’atout numéro un de l’équipe. Comme Ben Arfa avec Nice l’an dernier. Car quand il est en pleine possession de ses moyens physiques, Ménez est capable de transcender une équipe. Ce Bordeaux moribond la saison dernière en a bien besoin et devrait bénéficier de l’«effet» Ménez comme Nice a bénéficié de l’effet Ben Arfa. Son passage à Paris malgré deux titres de champion n’a pas laissé un souvenir impérissable. La star du recrutement bordelais a, cette fois,  tous les atouts en mains pour devenir enfin prophète en son pays.

L’OM va-t-il vivre une nouvelle saison galère ?

OUI. Les optimistes diront qu’une équipe peut toujours se révéler dans la difficulté. Mais la réalité de l’Olympique de Marseille n’incite guère à l’enthousiasme à l’aube de cette nouvelle saison. En vente depuis le printemps dernier, le club phocéen navigue à vue. En coulisses, malgré de nombreuses rumeurs, le dossier du rachat est toujours au point mort. Sur le terrain, Franck Passi, maintenu comme entraîneur, a perdu quasiment l’intégralité de son équipe type (Mandanda, Batshuayi, Nkoulou, Mendy…). Et hormis quelques noms ronflants (Gomis, Thauvin, Bedimo), le recrutement n’est, pour l’heure, pas très rassurant. Tous les ingrédients d’une mauvaise mayonnaise sont donc réunis pour revivre le calvaire de la saison dernière (13e). A tel point que même les fervents supporteurs locaux boudent la nouvelle campagne d’abonnements du Stade Vélodrome…

Lyon peut-il chatouiller le PSG ?

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NON. Le trophée des champions a déjà donné une indication. Le Paris Saint-Germain, quadruple champion de France en titre, est au-dessus du lot (4-1). Incontestablement. Dauphin des Parisiens depuis deux saisons, les Lyonnais n’ont pas existé en Autriche, où le club de la capitale jouait pourtant sans Cavani, Rabiot ou encore Thiago Silva… Certes, Paris a perdu cet été Ibrahimovic alors que Lyon a conservé Lacazette. Mais l’écart entre les deux clubs demeure trop grand pour espérer instaurer une véritable concurrence (environ 550 millions d’euros de budget pour Paris contre 200 M€ pour Lyon). Bruno Genesio l’a reconnu, il sera «compliqué» pour son équipe «d’aller embêter le PSG». Conserver sa place de leader de «l’autre championnat» est sans doute un objectif plus en rapport avec les possibilités de l’Olympique Lyonnais.

Sans Ben Arfa ni Puel, Nice va-t-il plonger ?

OUI. Une page s’est tournée à l’OGC Nice. Au club depuis 2012, Claude Puel est parti à Southampton. Et son remplaçant, le Suisse Lucien Favre, aura du mal à faire aussi bien que la 4e place de la saison passée. L’ancien de M’Gladbach, élu plusieurs fois meilleur entraîneur de Bundesliga, n’est pourtant pas un perdreau de l’année. Mais l’effectif du Gym apparaît tout simplement trop frêle pour se maintenir aussi haut dans le tableau. Hatem Ben Arfa, qui avait boosté l’équipe avec ses 17 buts et 6 passes décisives, a plié les gaules direction Paris. Valère Germain (14 buts et 6 passes) est retourné à Monaco. Et le capitaine, l’infatigable Nampalys Mendy, s’est envolé pour Leicester. On ne remplace pas trois joueurs aussi importants d’un coup de baguette magique. Lucide, le président Jean-Pierre Rivère a lui-même évoqué «une saison de transition»pour les Aiglons.

Saint-Etienne se hissera-t-il enfin sur le podium ?

NON. Le peuple vert attend ça depuis 1982 et la deuxième place de la bande à Michel Platini. Revoir son équipe fétiche grimper sur le podium du championnat de France. Après une longue traversée du désert, Saint-Etienne a retrouvé une partie de son lustre d’antan en s’installant durablement dans le haut du classement (7e en 2012, 5e en 2013, 4e en 2014, 5e en 2015 et 6e en 2016) et en retrouvant la Coupe d’Europe. Mais il manque encore le déclic, la petite marche à franchir pour redevenir un vrai cador. Malheureusement, les nostalgiques et amoureux de l’ASSE risquent de devoir encore patienter. Limité par son budget, le club du Forez n’est pas armé pour rivaliser avec des formations comme Lyon ou Monaco. Sans parler bien sûr du PSG. «Actuellement, on ne peut pas faire bien mieux», a résumé le vice-président Roland Romeyer à l’AFP.

Les Gourcuff père et fils feront-t-il enfin gagner Rennes ?

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NON. Abonnés au désenchantement depuis des années, les supporters du Stade Rennais aimeraient tous y croire mais ce nouvel attelage familial, séduisant sur le papier, n'offre pour l’instant pas assez de garanties pour répondre par la positive. De retour dans la capitale bretonne quinze ans après une première expérience qui avait tourné au flop (embauché en 2001, remercié en 2002), Christian Gourcuff doit toujours prouver qu'il peut exporter ses préceptes de beau jeu et son 4-4-2 loin de Lorient. Son aventure algérienne terminée en eau de boudin au printemps, il retrouve donc la Ligue 1 avec pour objectifs prioritaires d’offrir enfin une identité de jeu aux Rouge et Noir de de faire vibrer le Roazhon Park. Pas une mince affaire. Après cinq saisons en gris foncé à Lyon, son fils Yoann reste lui un footballeur en convalescence. Ses 12 matches disputés entre janvier et mai n'ont pas dissipé les doutes sur sa capacité à retrouver enfin son meilleur niveau. Si son corps lui fiche enfin la paix, le meneur de jeu pourrait connaitre une nouvelle jeunesse à 30 ans sous la houlette de son père. Le jeu en vaut la chandelle mais le pari est audacieux.

Dupraz fera-t-il encore des miracles avec Toulouse ?

OUI. Difficile d’oublier les talents du magicien Dupraz qui a réussi le tour de force de maintenir Toulouse dans l’élite, alors que personne ne lui donnait la moindre chance. Trois mois après son incroyable tour de force, salué comme jamais sur la scène médiatique, Pascal Dupraz entame un nouvel exercice avec la formation des Violets. Pour quel résultat ? Au sein du staff toulousain, on espère et on vise clairement la première partie de tableau malgré le départ de son arme offensive qu’était Wissam Ben Yedder, transféré à Séville cet été. Avec un recrutement ciblé et notamment les arrivées du Rennais Toivonen et du Parisien Edouard en attaque, Toulouse aborde ce nouvel exercice avec une ambition affichée. La patte Dupraz encore une fois. Reste à savoir si le technicien savoyard aura la capacité à remobiliser un groupe qui reste sur deux saisons délicates et forcément usantes. «Je ne veux pas me cacher et Toulouse doit se montrer ambitieux», nous avouait-il en juin dernier. Dès cette saison ? Dans une Ligue 1 faiblarde, le TFC aurait tort de ne pas y croire. A Dupraz d’activer les bons leviers.

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